Via Dei, le chemin de Dieu

«Lorsque l'incrédulité devient une foi, elle est moins raisonnable qu'une religion»
Edmond de Goncourt

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La loi et la grâce

Si nous nous fions aux tenants de la grâce, voici ce qui se passe :

1/ Dieu bénit et sanctifie le 7° jour et instaure le tout premier sabbat de la création (Génèse 2:2)
2/ Dieu confirme le sabbat en donnant le sabbat et les 10 commandements à Moïse (Exode 20)
3/ Dieu Se ravise et envoie Son Fils abolir le sabbat et tous les commandements ! (Matthieu 5:17)
4/ Dieu change d'avis de nouveau et réinstaurera le sabbat puisqu'à la fin des temps toute chair viendra se prosterner devant l'Éternel à chaque sabbat (Isaïe 66:23)
Dieu ne joue pas avec nous ni avec Sa Parole
Pourtant, la Bible nous apprend que Dieu ne peut être l'auteur de telles volte-face (dico) car Il ne change pas :

Car je suis l'Éternel, je ne change pas; (Malachie 3:6)
Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. (Hébreux 13:8)
Dieu n'est point un homme pour mentir, Ni fils d'un homme pour se repentir. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t il pas? (Nombres 23:19)

Nous croyons lire la Bible mais nous ne la lisons plus avec des yeux pour lire. Nous la lisons pour nous conforter dans nos croyances. Si d'aventure, nos yeux sont amenés à lire un verset perturbant, nous passons au suivant ou fermons les yeux. Nous ne voulons pas apprendre car nous savons. Et si nous ne savons pas, nous croyons.

Dieu n'a plus rien à nous enseigner sauf l'amour. « Qu'importent Sa parole, Sa vérité et Sa justice, pourvu que nous ayons Son amour ! »

J'exagère, pensez-vous ? Osez confronter ce que vous croyez avec ce qu'a vraiment écrit Jean.

Si nous avions des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, la vérité nous éclaterait aux yeux et sonnerait dans nos tympans comme une évidence. Mais nous ne lisons plus avec les yeux du coeur. Nous lisons avec les yeux froids de l'intelligence. C'est bien dommage.

Dieu S'est fait connaître aux juifs par la loi et S'est révélé aux gentils par la grâce.
La loi et la grâce sont les deux faces de la même pièce et sont aussi indispensables l'une que l'autre. On ne peut ni ne doit privilégier l'une et abandonner l'autre.

Les juifs ne peuvent se permettre de rejeter la grâce du Christ, non plus que les gentils de mépriser la loi.

Jésus ne dit rien d'autre lorsqu'Il dit aux juifs :

Matthieu 23:23
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.


Paul ne dit rien d'autre lorsqu'il dit aux gentils :

1 Cor. 7:19
La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu est tout.

Paul, dont Pierre nous prévient par avance que nous ferions bien de ne pas tordre le sens de ses lettres pour notre propre ruine, explique dans la grande majorité de ses lettres que la loi, telle que comprise et observée par les juifs, ne sauve pas mais que nous avons besoin de la loi dans le même temps.

Le problème est que les juifs s'entêtent à ne vouloir se justifier et se sauver que par la loi pendant que les gentils, croyant obstinément être justifiés et sauvés que par la grâce seulement, en viennent à mépriser la loi.

La prophétie sur le regroupement de Juda (les juifs) et d'Ephraïm (les gentils) n'est pas seulement à prendre au sens de rapprochement physique : il faut y voir également un assemblage spirituel. Il est aussi insensé de vouloir séparer la loi (des juifs) et la grâce (des nations) que de vouloir maintenir une distinction entre les juifs et les nations. Au contraire, ces pièces se complètent depuis toujours dans la volonté de Dieu :

Ézéchiel 37:19
Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Éphraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées; je les joindrai au bois de Juda, et j'en formerai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main. [...] Je ferai d'eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d'Israël; ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes. Ils ne se souilleront plus par leurs idoles, par leurs abominations, et par toutes leurs transgressions; [...] ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.



Paul, la loi et la grâce...

GALATES Ch.5
3 Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu'il est tenu de pratiquer la loi tout entière.
4 Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.
5 Pour nous, c'est de la foi que nous attendons, par l'Esprit, l'espérance de la justice.

Ah, vous voyez bien que Paul affirme qu'il ne faut pas pratiquer la Loi sous peine d'être déchu de la grâce !

Que n'ai-je souvent lu cette réflexion ! Pour le coup, Paul est précis et va droit au but : il parle des chrétiens qui veulent se faire circoncire et déclare que ceux qui souhaitent se faire circoncire se séparent du Christ, sont tenus de pratiquer l'intégralité de la loi et se détournent de la grâce.

Les 10 commandements ordonnent-ils la circoncision ? Non.
Dans Galates, Paul ne critique donc pas les 10 commandements, il dénonce la loi mosaïque que tentent de pratiquer certains chrétiens pour se justifier, pour se laver de leurs péchés. Et Paul leur dit que la justification n'est pas dans la loi mais réside dans notre rachat par les souffrances du Christ et dans la foi en Christ.

La loi mosaïque dont parle Paul, qui inclut la circoncision, n'a donc rien à voir, mais alors strictement rien à voir avec les 10 commandements !

Cette mise au point permet alors de comprendre l'apparente schizophrénie du même Paul qui dit :

1 Cor. 7:19
La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu est tout.

C'est déroutant ! Paul se contredit-il ? Non. Il établit simplement la différence entre d'une part, l'ancienne loi mosaïque pratiquée par les Juifs, et d'autre part les 10 commandements qui sont toujours en vigueur !

La juxtaposition de Galates 5 et de 1Corinthiens 7 devrait suffire à convaincre n'importe quel esprit honnête que l'observation des dix commandements est toujours requise par Dieu !


Jean, la loi et la grâce

Les épîtres de Jean ont été rédigées entre l'an 100 et 110 de notre ère.
Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Jean parle encore de la loi, plus de 70 ans après la mort et la résurrection de Jésus ?

Jean éprouve la nécessité de définir le péché pour mieux clarifier sa pensée :

1 Jean 3:4
Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.

Immédiatement après avoir défini ce qu'est le péché, Jean parle de Jésus, des enfants de Dieu et du diable dans les versets 5 à 10 :

5 Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a point en lui de péché. 6 Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. 8 Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu. 10 C'est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable.


Jean écrit que pécher, c'est transgresser la loi. Au cas où nous aurions des doutes sur ce qu'il vient d'écrire, il confirme la chose en écrivant que le péché est la transgression de la loi.

Nous avons donc comme valeurs "pécher" = "transgresser la loi" et "péché" = "transgression de la loi" et nous allons appliquer ces valeurs dans les versets 5 à 10... Nous n'inventons rien, nous n'ajoutons rien au texte de Jean, nous ne faisons qu'appliquer l'équivalence des mots que Jean a fournie lui-même au verset 4.  

Le résultat est étonnant. Je dirais même bluffant... On se demande même pourquoi personne n'y a songé plus tôt ! Jugez-en par vous même :

1 Jean 3:5-10
5 Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les transgressions de la loi, et il n'y a point en lui de transgression de la loi. 6 Quiconque demeure en lui ne transgresse point la loi; quiconque transgresse la loi ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. 8 Celui qui transgresse la loi est du diable, car le diable transgresse la loi dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable. 9 Quiconque est né de Dieu ne pratique pas la transgression de la loi, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut transgresser la loi, parce qu'il est né de Dieu. 10 C'est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable.


Maintenant, en toute honnêteté, que dit donc Jean, plus de 70 ans après la mort et la résurrection de Jésus-Christ ? Par quoi, toujours selon Jean, les enfants de Dieu et les enfants du diable se feront-ils reconnaître ?

Est-ce étonnant dès lors que le même Jean écrive quelques versets plus loin dans le même chapître :

1 Jean 3:22-24
Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable. Et c'est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu'il nous a donné. Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui;

Vous avez bien lu. Jean nous exhorte bel et bien à garder les commandements de Dieu et à ne pas transgresser la loi de Dieu.

Le même apôtre Jean réitèrera plus tard lors de la rédaction du Livre de la Révélation (l'Apocalypse) :

Apocalypse 14:12
C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.

Et de grâce, — pardon pour le jeu de mots — ne me faites pas croire que seuls les juifs seront saints lors de la Grande Tribulation...

Étonnant, non ?... En réalité, ce n'est pas surprenant : Jean est tout simplement cohérent avec la doctrine prônée par Christ, par Paul, par Pierre, par Jacques et tous les apôtres !


Aucune condamnation ?...


Nous sommes en Jésus-Christ et nous pouvons donc faire tout ce que nous voulons puisque nous sommes sous la grâce...
Vraiment ?
C'est ce que semble indiquer Romains 8:1 :

Romains 8:1
Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Attention aux traductions douteuses et tendancieuses, voire licencieuses... En effet, ce n'est pas la bonne traduction... Regardez plutôt :



et la phrase prend un tout autre sens et devient :
"Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ et qui marchent non selon la chair mais selon l'esprit."

Vous pouvez vérifier cela sur la référence de l'interlinéaire en ligne:



Ce que confirme ensuite Paul, 3 ou 4 versets plus loin :

Romains 8:7
car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

Qu'apprenons-nous donc ici ? Que nous ne pouvons plaire à Dieu si nous vivons selon la chair.
Pourquoi ? Parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu...
En d'autres termes, si la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu et que cela ne plaît pas à Dieu, pouvons-nous émettre l'hypothèse que nous devons vivre selon l'esprit et nous soumettre à la loi de Dieu ? Oui.

Prenez garde à l'avertissement de Pierre et à faire dire à Paul ce qu'il ne dit pas :

2 Pierre 3:16
C'est ce qu'il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.



Les dix commandements plus quatre...

Par ailleurs, dans le livre des Actes, certains juifs affirmaient que les païens nouvellement convertis étaient tenus de se faire circoncire :

Actes 15:1
Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

En réalité, la polémique a lieu en deux temps. Paul et Barnabas rencontrent et se disputent à Antioche avec des gens venus de Judée qui poussent le peuple à se faire circoncire selon le rite de Moïse. Puis Paul et Barnabas rentrent à Jérusalem où les reçoivent les apôtres et les anciens. Ils racontent alors leur périple et c'est alors que des pharisiens prennent parti et prônent la circoncision et l'observation de la loi de Moïse.

Actes 15:5
Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu'il fallait circoncire les païens et exiger l'observation de la loi de Moïse.


Ce à quoi les apôtres ont trouvé bon de répondre par trois fois, guidés par l'Esprit Saint
:

Actes 15:19 et Actes 15:28 et Actes 21:25
C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.

Il faut bien avoir en vue que cette «dispense» avait expréssément pour but de mettre un terme à la polémique sur la circoncision des chrétiens nouvellement convertis. Notez qu'un peu plus tard, en raison de la dureté de cœur des juifs, Paul dût néanmoins circoncire Timothée.



Une parabole moderne


Vous avez avalé par inadvertance un produit ménager toxique (type javel ou soude caustique par exemple). Vous accourrez en panique chez votre médecin qui vous administre un anti-poison et vous sauve la vie. Ouf, vous voilà enfin soulagé(e) et tiré(e) d'affaire !

De retour chez vous, vous faites quoi ? Vous jetez la bouteille ou vous continuez à en boire au motif que le médecin vous a administré un anti-poison ?



Ce n'est pas parce que nous sommes sauvés que nous avons la permission de pécher librement et volontairement.

2 Pierre 2:20
En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.


Entendons-nous bien : je ne dis pas que l'observation des commandements sauve. Certes, c'est la foi seule en Jésus-Christ qui sauve.

Ephésiens 2:8
En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. 9 Ce n'est pas par les oeuvres, afin que personne ne puisse se vanter.


Mais l'observation des commandements constitue néanmoins un commandement en soi :

2 Jean 1:6
Et l’amour consiste à marcher selon ses commandements. C’est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l’avez appris dès le commencement.

Et Jésus-Christ n'en fait pas une condition absolue et nécessaire pour être sauvé, il dit simplement :

Matthieu 5:17
Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements
, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

D'où la réflexion de Paul:

Romains 2:13
Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.


Je préfère donc tenter d'être "grand" au royaume de Dieu en enseignant à observer même le plus petit des commandements de Dieu, y compris le quatrième commandement. Bien sûr que notre observation des commandements est imparfaite et le sera aussi longtemps que nous revêtirons ce corps de chair et de sang. Mais soyez assuré que Jésus-Christ a payé cette imperfection sur la croix.

Que dit Paul aux Romains ? Que les commandements de Dieu sont désormais superflus ? Il répond que pratiquer les commandements revient à aimer son prochain :

Romains 13:8
Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres, car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements: Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, [tu ne porteras pas de faux témoignage,] tu ne convoiteras pas, ainsi que tous les autres, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Et il enfonce le clou, ne déclarant pas du tout qu'il faut cesser de pratiquer la loi mais insistant :

Romains 13:10
L'amour ne fait pas de mal au prochain; l'amour est donc l'accomplissement de la loi.

 

Jésus nous a libérés de la loi

Ah bon ? Oui il a même maudit les scribes et les pharisiens qui voulaient observer la loi et faire peser le fardeau de la loi sur le peuple...
Ce n'est pas tout à fait la réalité. En réalité Jésus nous a ordonnés de leur obéir mais de ne pas les imiter :

Matthieu 23:2
Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas.



La loi n'a-t-elle pas été clouée au pilori ?

Colossiens 2
Vous qui étiez morts en raison de vos fautes et de l'incirconcision de votre corps, il vous a rendus à la vie avec lui. Il nous a pardonné toutes nos fautes, il a effacé l'acte rédigé contre nous qui nous condamnait par ses prescriptions, et il l'a annulé en le clouant à la croix. Il a ainsi dépouillé les dominations et les autorités et les a données publiquement en spectacle en triomphant d'elles par la croix.

Ces versets sont souvent lus rapidement et mal compris.

Ce ne sont pas en effet les commandements de Dieu que Jésus-Christ a annulés, effacés et cloués au pilori : c'est notre ardoise, notre dette, l'acte qui signait notre peine de mort que nous méritions pour ne pas avoir obéi à Dieu. Ce sont les malédictions qui accompagnaient les lois et ordonnances de Dieu qui ont été annulées ! Lisez par exemple Lévitique 26 pour mieux comprendre de quelles malédictions Paul parle.

Par ailleurs, notez que cet acte a été rédigé contre nous. Le seul document qui a été institué contre nous c'est justement le livre de loi de Moïse :

Deutéronome 31:26
Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance de l'Éternel, votre Dieu, et il sera là comme témoin contre toi.


Les commandements n'ont pas été rédigés contre nous et ne contiennent pas de condamnation ni de malédiction ! 


Paul ajoute même que Jésus a dépouillé les puissances de cette peine de mort qu'elles brandissaient jusque maintenant comme un trophée de guerre.

Paul dit pourtant :

Colossiens 2:16
Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles...


Ce verset est très bizarre... Paul y parle pêle-mêle de nourriture, de fête, de sabbat, de culte des anges...

On ne peut pas lire les versets 16-17 séparément : pour comprendre la pensée de Paul, vous devez également intégrer dans votre raisonnement les versets qui suivent, au moins jusqu'au verset 23. En effet, Paul affirme "Que personne ne vous juge..." et justifie et explicite ensuite son affirmation dans les versets 20 à 23.

En effet, quel rapport entre l'humilité, le culte des anges et le sabbat ? La réponse est simple : certains colossiens -- pourtant chrétiens convertis -- tentaient d'imposer leurs pratiques ascétiques de renoncement à soi aux autres chrétiens. Pour une compréhension plus détaillée et approfondie, je vous invite à lire la totalité de l'explication point par point sur cette page.

Retenez simplement que certains chrétiens colossiens observaient strictement des jeûnes selon les jours, les nouvelles lunes ou encore les sabbats, toutes choses contre lesquelles Paul s'élevait et s'opposait vigoureusement.

Dans son épître aux Romains, il suffit de réfléchir une minute au sens des mots pour comprendre et lire qu'en aucun cas, Paul ne déclare la loi supprimée ou anéantie. Au contraire, dit-il, nous la confirmons ! Dans cette épître, Paul ne discute pas du bien-fondé de la loi, il affirme que nous ne sommes pas justifiés par la loi. Point ! Il n'affirme pas ensuite que la loi est anéantie ou supprimée !

Romains 3:27
Où donc est le sujet de se glorifier? Il est exclu. Par quelle loi? Par la loi des oeuvres? Non, mais par la loi de la foi. Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi. Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs? Ne l'est-il pas aussi des païens? Oui, il l'est aussi des païens, puisqu'il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis. Anéantissons-nous donc la loi par la foi? Loin de là! Au contraire, nous confirmons la loi.


Pour aller plus loin


Le site RencontrerDieu.com
Une vidéo de Dan Dassin sur Paul et la Loi
Une autre vidéo à voir absolument sur la Loi et la grâce
Une dernière video sur la loi et la grâce


Photo by
Daria Nepriakhina
Photo by Ray Hennessy



Publié le 23-03-2016 par Thierry Riviere  Modifié le 29-01-2018   Copie autorisée (avec mention de l'auteur et lien vers l'article original)

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